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	<pubDate>Wed, 06 Aug 2008 14:37:33 +0000</pubDate>
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		<title>Un mois pour réviser</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Aug 2008 14:37:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Publié sur Moteurzine 
Les vacances, c&#8217;est généralement l&#8217;occasion de se reposer, mais c&#8217;est aussi parfois le bon moment pour se remettre en question. Alors, certes, quand on travaille pour son compte, l&#8217;été c&#8217;est souvent les congés&#8230; des autres. Mais justement, ce calme relatif dans les affaires peut être déclencheur d&#8217;une certaine réflexion sur son activité. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #999999; font-size: xx-small;"><em>Publié sur <a title="Moteurzine" href="http://www.moteurzine.com" target="_blank"><strong>Moteurzine </strong></a></em></span></p>
<p><span class="lettrine">L</span>es vacances, c&#8217;est généralement l&#8217;occasion de se reposer, mais c&#8217;est aussi parfois le bon moment pour se remettre en question. Alors, certes, quand on travaille pour son compte, l&#8217;été c&#8217;est souvent les congés&#8230; des autres. Mais justement, ce calme relatif dans les affaires peut être déclencheur d&#8217;une certaine réflexion sur son activité. Personnellement, j&#8217;ai toujours mis les beaux jours à profit pour faire le ménage dans ma tête et dans mon travail, posant les bases de nouvelles orientations que je mettais ensuite en pratique dès l&#8217;automne. Une résurgence de la rentrée scolaire, sans doute, septembre et octobre étant devenus pour moi une période propice aux nouveaux départs.<br />
<span id="more-30"></span><br />
D&#8217;ailleurs, peut-être devriez-vous faire vos devoirs de vacances, vous aussi, histoire de repartir plus sereins sur le chemin de la réussite lorsque que les premières feuilles rousses viendront caresser votre occiput reposé. Oui, je sais, c&#8217;est beau&#8230;</p>
<p>Ainsi, permettez-moi de vous proposer un petit &#8220;programme de révision&#8221; spécial *Je relance mon activité en ligne !*</p>
<p><strong>- Vendredi 1er  août :</strong><br />
Faites l&#8217;état des lieux de votre activité sur Internet : évolution des statistiques de visites, nettoyage de votre base de prospects/clients, récapitulatif des bugs ou des fonctionnalités en souffrance sur votre (vos) site(s), ratios significatifs (panier moyen, coûts fixes&#8230;), état et résultats de vos campagnes de pub en cours et/ou achevées, etc. Ces chiffres vous serviront à changer ce qui ne marche plus et à mettre l&#8217;accent sur ce que vous n&#8217;exploitiez pas à pleine capacité.</p>
<p><strong>- Samedi 2 août :</strong><br />
Sortez un peu pour jouir du soleil estival. Et s&#8217;il pleut, alors profitez-en pour rendre visite à votre libraire favori et donnez-vous le temps de flâner du côté des rayons dédiés aux nouvelles technologies, à la pub en ligne, au référencement, etc. Vous n&#8217;apprendrez probablement rien de nouveau, mais vous pourrez peut-être reprendre contact avec le marché actuel et, qui sait, percevoir les nouvelles tendances.</p>
<p><strong>- Dimanche 3 août :</strong><br />
Reposez-vous et, éventuellement, redevenez simple internaute pour voir d&#8217;un œil candide les choses qui vous plaisent (ou pas) sur les sites que vous visitez. Demandez-vous de temps en temps si vos propres visiteurs ne pourraient pas éprouver les mêmes sentiments en parcourant vos pages web. Profitez-en, là encore, pour appréhender les nouvelles tendances de ce qui marche et de ce qui est devenu has-been ; votre site a peut-être besoin d&#8217;une petite refonte.</p>
<p><strong>- Lundi 4 août :</strong><br />
Les choses sérieuses commencent : recherchez vos concurrents et notez les coordonnées des plus significatifs. Jetez un coup d&#8217;œil à leur mode opératoire, leur système de commande, leur process commercial, leur argumentaire, etc.</p>
<p><strong>- Mardi 5 août :</strong><br />
Reprenez la liste de la veille et repérez parmi vos concurrents ceux qui œuvrent au même niveau que vous (entendez par là ceux dont la taille, les parts de marché ou encore la réputation sont comparables à la vôtre). Demandez-vous ce qui vous manque pour sortir du lot, et pourquoi pas, passer au niveau supérieur. Notez toutes vos idées sur le papier.</p>
<p><strong>- Mercredi 6 août :</strong><br />
A partir de ces idées, évaluez leur faisabilité et les besoins propres à chacune d&#8217;elles. N&#8217;hésitez pas à éliminer celles que vous ne sentez pas : trop longues à mettre en œuvre, peu réalistes, hors budget&#8230;</p>
<p><strong>- Jeudi 7 août :</strong><br />
Classez ensuite les idées sélectionnées suivant leur thème : design du site, fonctionnalités nouvelles ou amélioration des actuelles, stratégie commerciale, communication, nouvelles offres&#8230; Ordonnez-les ensuite par niveau d&#8217;urgence et/ou par facilité de mise en œuvre. En effet, il est parfois plus intéressant de faire des choses qui auraient pu attendre mais dont la rapidité de mise en œuvre permet néanmoins de voir sans délai le résultat de ces améliorations. Non seulement ce qui est fait n&#8217;est alors plus à faire, mais, en plus, ça motive de voir qu&#8217;on avance.</p>
<p><strong>- Vendredi 8 août :</strong><br />
Jour du poisson pour certains, repartez donc à la pêche aux infos, en particulier concernant les attentes de vos clients potentiels. Pour cela, vous pouvez bien évidemment reprendre les messages de réclamations ou les questions que vous avez pu recevoir par e-mail de la part de vos visiteurs, mais ne négligez pas non plus les sources plus générales comme par exemple les forums de discussions tournant autour de votre activité principale. Ces infos viendront grossir la liste des améliorations que vous devrez apporter à votre site.</p>
<p><strong>- Samedi 9 août :</strong><br />
Une nouvelle visite chez le libraire s&#8217;impose. Toutefois, la bibliothèque municipale pourra très bien faire l&#8217;affaire, du moment que ses rayons Stratégie, Management et Entreprise sont suffisamment remplis. Procurez-vous alors quelques ouvrages de référence dont la lecture vous permettra d&#8217;acquérir un certain état d&#8217;esprit, sans pour autant entrer trop dans les détails techniques. De toute façon, certaines méthodes ont de grandes chances de ne plus être à jour au regard des évolutions constantes du marché.</p>
<p>Dans les classiques, je vous conseillerais &#8220;L&#8217;Art de la Guerre&#8221; de Sun Tzu, un général chinois du IVe siècle avant JC qui développe un certain nombre de stratégies applicables à l&#8217;entreprise avec une étonnante modernité. Si vous l&#8217;achetez, sachez qu&#8217;on le trouve facilement au format de poche pour moins de 5 euros. Pour ceux d&#8217;entre vous qui auraient du personnel à gérer au quotidien, la lecture de &#8220;Le Prince&#8221;, de Machiavel, peut également s&#8217;avérer pleine d&#8217;enseignements.</p>
<p><strong>- Dimanche 10 août :</strong><br />
Lisez &#8220;L&#8217;Art de la Guerre&#8221;(ou Machiavel)&#8230; et oubliez tout ce qui ne vous intéresse pas. Il vous en restera toujours quelque chose.</p>
<p><strong>- Lundi 11 août :</strong><br />
Consacrez cette semaine au développement et à la mise en œuvre des premières améliorations techniques et/ou graphiques de votre(vos) site(s). S&#8217;il vous reste du temps libre d&#8217;ici vendredi&#8230; eh bien, prenez l&#8217;air, vous en avez besoin.</p>
<p><strong>- Samedi 16 août :</strong><br />
Comme chaque fin de semaine, mission documentation et culture. Mais pas forcément besoin de sortir de chez vous. Regardez du côté des auteurs anglo-saxons ce qui se raconte à propos des nouvelles techniques de commercialisation, les moyens d&#8217;attirer la clientèle, les erreurs à ne pas commettre. Il existe des centaines d&#8217;ebooks gratuits sur le sujet, et sans doute davantage. Concentrez-vous sur ceux qui tournent autour de votre activité, ou tout au moins ceux qui traitent de sujets le plus directement applicables à votre cas. Pourquoi anglo-saxons ? Tout simplement parce que, quoi qu&#8217;on en dise, les Anglo-saxons (et les Américains en particulier) ont généralement une longueur d&#8217;avance sur nous en ce qui concerne le marketing en ligne.</p>
<p><strong>- Dimanche 17 août :</strong><br />
Farniente et lecture&#8230; si possible de quelques-uns des e-books sélectionnés la veille.</p>
<p><strong>- Lundi 18 août :</strong><br />
Si vous n&#8217;avez pas fini de travailler sur les améliorations de votre site, et que vous avez en outre parcouru quelques ouvrages anglophones (traduits ou non) présentant des techniques auxquelles vous n&#8217;aviez pas songé au début, n&#8217;hésitez pas à jeter un œil sur les sites étrangers traitant du même sujet que vous. Il est possible que vous trouviez alors matière à aller encore un peu plus loin dans vos modifications. Mais attention, n&#8217;oubliez pas que tout ce qui va bien auprès d&#8217;un public anglais ou américain n&#8217;est pas forcément transposable avec le même succès auprès d&#8217;un public français, ou plus généralement latin.</p>
<p><strong>- Mardi 19 août :</strong><br />
Reprenez vos conditions générales, vos documents de présentation, vos argumentaires commerciaux&#8230; et mettez-les à jour.</p>
<p><strong>- Mercredi 20 août :</strong><br />
Passez les trois jours qui restent avant le week-end à fignoler vos modifications. N&#8217;ayez pas peur de revenir souvent dessus, après une pause par exemple, et essayez de les voir chaque fois d&#8217;un œil neuf.</p>
<p><strong>- Samedi 23 août :</strong><br />
Rapportez votre livre à la bibliothèque et prenez-en d&#8217;autres, cette fois-ci plus directement axés sur le marketing en ligne. Vous pouvez également les acheter en librairie. De toute façon, ce sont des ouvrages qu&#8217;on relit très régulièrement, tant il est vrai que les notions développées vous apparaîtront de manière différente à chaque étape de votre &#8220;évolution&#8221;. Contrairement à la semaine précédente, je ne vous recommanderai pas d&#8217;ouvrage en particulier. Vous saurez facilement repérer ceux qui vous parlent le plus. Toutefois, regardez du côté des éditions Maxima (la couverture est souvent jaune et noire), vous trouverez des bouquins faciles d&#8217;accès, bien conçus et généralement avec une pointe d&#8217;humour qui ne nuit pas dans un milieu où la plupart des experts ont tendance à se prendre trop au sérieux.</p>
<p><strong>- Dimanche 24 août :</strong><br />
Comme tous les dimanches, repos et lecture de ce que vous avez déniché la veille.</p>
<p><strong>- Lundi 25 août :</strong><br />
Cherchez des gens dans votre entourage qui pourraient tester les nouvelles fonctionnalités de votre site. Préparez-leur un questionnaire, ou mieux, une fiche d&#8217;anomalies afin qu&#8217;ils vous rapportent précisément les problèmes qu&#8217;ils ont pu rencontrer. Ça semble aller de soi, mais l&#8217;idéal est de traiter avec des gens de confiance. Vous pouvez en profiter pour leur faire une rapide présentation de votre (nouveau) site. Ça vous aidera à parfaire votre argumentaire commercial, à déceler les points faibles de votre communication ou de vos offres et à réajuster votre discours, si besoin.</p>
<p><strong>- Mardi 26 août :</strong><br />
En attendant les premiers rapports de bug, prenez contact avec vos fournisseurs actuels ou futurs afin de négocier au mieux de nouvelles conditions pour la rentrée. N&#8217;oubliez pas que si vos recettes sont importantes, la maîtrise de vos coûts l&#8217;est tout autant. N&#8217;hésitez pas à faire jouer la concurrence, à négocier. Vous pouvez également proposer des partenariats, faire des offres croisées avec d&#8217;autres professionnels évoluant sur des marchés connexes : par exemple, le nouveau bouquin de Tartampion offert à -50% pour chaque commande sur votre site ; ledit Tartampion proposant de son côté à ses lecteurs 50% de remise sur la première commande chez vous.</p>
<p><strong>- Mercredi 27 août :</strong><br />
Prenez connaissance des premiers rapports d&#8217;anomalies et classez-les selon leur importance (critique, urgent, important, secondaire, mineur&#8230;) et leur catégorie (design, programmation, texte, offre commerciale&#8230;).</p>
<p><strong>- Jeudi 28 août :</strong><br />
Réparez les bugs et soumettez les modifications à vos testeurs.</p>
<p><strong>- Vendredi 29 août :</strong><br />
Vérifiez que tout est ok avant la mise en production de votre nouveau site.</p>
<p><strong>- Samedi 30 août :</strong><br />
Un dernier tour à la bibliothèque pour rendre ses bouquins si besoin. Sinon, réfléchissez à la possibilité de mettre votre expérience de terrain par écrit. Un e-book, par exemple, ou bien des articles publiés régulièrement dans un magazine en ligne. Et pourquoi pas un vrai livre avec une couverture et tout ? Bref, il est possible que d&#8217;autres aient, à leur tour, besoin de nouvelles idées ou encore d&#8217;un regain de motivation à la lumière de votre propre témoignage, de vos astuces, de vos mises en garde. C&#8217;est aussi ça, l&#8217;esprit d&#8217;Internet. De plus, outre la notoriété que ça ne manquera pas de vous apporter (si, si&#8230;), le fait de formaliser ainsi votre propre parcours vous donnera sans doute des idées en vue de votre prochaine évolution.</p>
<p><strong>- Dimanche 31 août :</strong><br />
Dernier jour avant la rentrée : détendez-vous. Et préparez-vous à repartir du bon pied sur la voie du succès. C&#8217;est en tout cas ce que je vous souhaite.</p>
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		<title>On a échappé au TIM et au Mesh</title>
		<link>http://www.bruno-gonzalvez.com/2008/07/10/on-a-echappe-au-tim-et-au-mesh/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 Jul 2008 21:27:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Publications]]></category>

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		<description><![CDATA[Savez-vous que le Web a bien failli ne pas s’appeler ainsi ? En fait, lorsque son inventeur mit au point sa logique de base, le World Wide Web était parti pour s’appeler le Mesh (pour information mesh ou maillage d’informations en français) ou encore le TIM (pour The Information Mine, ou La Mine d’Informations dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Savez-vous que le <span class="st_tag internal_tag">Web</span> a bien failli ne pas s’appeler ainsi ? En fait, lorsque son inventeur mit au point sa logique de base, le World Wide <span class="st_tag internal_tag">Web</span> était parti pour s’appeler le <em>Mesh</em> (pour <em>information mesh</em> ou maillage d’informations en français) ou encore le <em>TIM</em> (pour <em>The Information Mine</em>, ou La Mine d’Informations dans la langue de Molière).</p>
<p><span id="more-23"></span></p>
<p>D’ailleurs, ce dernier acronyme avait la préférence du génial informaticien, car celui-ci avait pour nom Tim Berners-Lee. Et même s’il n’avait alors aucune idée de l’ampleur que prendrait son système de gestion hypertexte, il aimait bien l’idée selon laquelle l’agencement (presque !) aléatoire des mots décrivant son invention fasse aussi penser à son auteur.</p>
<p>Cependant, lorsqu’il fut rejoint un an plus tard par Robert Cailliau, la version définitive du projet prit définitivement le nom de World Wide <span class="st_tag internal_tag">Web</span>, mettant ainsi un point final aux rêves de postérité de  Berners-Lee.</p>
<p>Finalement, le TIM ou le Mesh auraient-ils pu être des noms aussi porteurs que le <span class="st_tag internal_tag">Web</span> ? Qu’en pensez-vous ?</p>
<p><span style="color: #999999; font-size: xx-small;"><em>Publié sur <a title="Gourous du Net" href="http://www.gourous-du-net.com" target="_blank"><strong>Gourous du Net </strong></a></em></span></p>
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		<title>Le Win et le Yang</title>
		<link>http://www.bruno-gonzalvez.com/2008/06/05/le-win-et-le-yang/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Jun 2008 21:34:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Publications]]></category>

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		<description><![CDATA[Publié sur Gourous du Net 
Le Net se rapproche se plus en plus des modèles économiques traditionnels. Preuve en sont les coups bas qui commencent à se faire jour au sein des plus grandes entreprises en ligne, à commencer par Yahoo.

En effet, le CEO de la firme aurait secrètement planifié une politique de terre brulée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="1" color="#999999"><em>Publié sur <a href="http://www.gourous-du-net.com" title="Gourous du Net" target="_blank"><strong>Gourous du Net </strong></a></em></font></p>
<p>Le Net se rapproche se plus en plus des modèles économiques traditionnels. Preuve en sont les coups bas qui commencent à se faire jour au sein des plus grandes entreprises en ligne, à commencer par <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/yahoo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec yahoo">Yahoo</a>.<br />
<span id="more-174"></span><span id="more-26"></span><br />
En effet, le CEO de la firme aurait secrètement planifié une politique de terre brulée au cas où <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/microsoft/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec Microsoft">Microsoft</a> aurait réussi à racheter le célèbre annuaire sous la pression des actionnaires. Jerry Yang aurait ainsi purement et simplement préparé un certain nombre de mesures visant à inciter les quelques 14000 employés de <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/yahoo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec yahoo">Yahoo</a>! à démissionner dès la fusion avec <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/microsoft/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec Microsoft">Microsoft</a>. De cette façon, le géant de Seattle se serait retrouvé à la tête d’une coquille vide qui lui aurait coûté les yeux de la tête pour rien du tout. 1,5 milliards de dollars étaient d’ores et déjà provisionnés pour finir de convaincre les salariés d’aller dans le sens de leur chef.</p>
<p>Outre le fait que l’ex-jeune Yang semble avoir attrapé une grosse tête digne d’un finaliste de télé-réalité, je suis content de voir que la Net-économie n’a plus rien à envier à sa grande soeur traditionnelle, et qu’on peut donc désormais mettre sur un pied d’égalité <strong>les pires patrons</strong> offline ET online. Franchement, ça motive…</p>
<p>Il aura fallu 70 ans à l’économie traditionnelle pour passer d’un crack boursier à une quasi-normalisation des pratiques anti-concurrentielles. Internet n’aura mis que 7 ans. Décidément, c’est vrai que tout va plus vite sur Internet.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Et l&#8217;Hydre était dans la toile&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 27 May 2008 18:31:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Publications]]></category>

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		<description><![CDATA[Publié sur Moteurzine 
Récemment, le magazine économique Challenges titrait sur Google, en énumérant tout ce que ce dernier pouvait faire pour nous. En effet, il est loin le temps où ce n&#8217;était qu&#8217;un simple moteur de recherche cherchant à concurrencer ceux déjà en place, à commencer par Altavista, le leader de l&#8217;époque.

Aujourd&#8217;hui, outre sa position [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="1" color="#999999"><em>Publié sur <a href="http://www.moteurzine.com" title="Moteurzine" target="_blank"><strong>Moteurzine </strong></a></em></font></p>
<p><span class="lettrine">R</span>écemment, le magazine économique Challenges titrait sur Google, en énumérant tout ce que ce dernier pouvait faire pour nous. En effet, il est loin le temps où ce n&#8217;était qu&#8217;un simple moteur de recherche cherchant à concurrencer ceux déjà en place, à commencer par Altavista, le leader de l&#8217;époque.<br />
<span id="more-8"></span><br />
Aujourd&#8217;hui, outre sa position hégémonique en matière de recherche en ligne, il n&#8217;a en effet échappé à personne que Google était devenu la référence dans bien d&#8217;autres domaines. A commencer par la publicité en ligne, devenue un véritable modèle économique à part entière pour des milliers de sites sur la toile. Cartographie, gestion de photos, échanges de vidéos, bureautique, communication, messagerie, réseaux sociaux, encyclopédie; l&#8217;entreprise de Larry Page et Sergey Brin cumule les premières places : premier site au monde en termes d&#8217;audience, numéro un des moteurs de recherches, marque la plus puissante de la planète devant General Electric et&#8230; Microsoft.</p>
<p>Et comme l&#8217;Hydre de Lerne, la bête a mille têtes, surgissant partout où elle peut s&#8217;imposer, envahissant le Web à travers ses dizaines de services en ligne, effrayant les éditeurs de logiciels avec ses applications qui ne nécessitent plus d&#8217;installation, agaçant les fabricants d&#8217;ordinateurs avec ses produits exploitant ses propres ressources serveurs et n&#8217;obligeant donc plus les consommateurs à acheter du matériel toujours plus performant, bouleversant enfin l&#8217;économie (et pas seulement en ligne) par son essor économique et sa place grandissante dans le Top Ten des valeurs boursières.</p>
<p>Bref, pour certains, Google est devenue la bête à abattre et on se demande déjà quel Hercule viendra à bout du monstre. Car là où passe Google, la concurrence trépasse. Sa position dominante suscite d&#8217;ailleurs pas mal de critiques de la part des internautes eux-mêmes. Pas forcément à cause de son omniprésence dans le domaine de la recherche, mais plutôt au sujet de ses pratiques d&#8217;accumulations de données personnelles, lesquelles provoquent une levée de boucliers chaque jour plus organisée. Les plus pessimistes envisagent déjà un Web rebaptisé Google Network dans un futur proche, où toute l&#8217;information, la communication, le savoir et l&#8217;expression seront canalisés et exploités par un Big Brother plus vrai que nature.</p>
<p>Simple hypothèse ou clairvoyance ? Faut-il laisser Google prendre la place qu&#8217;il ambitionne, ou vaut-il mieux au contraire limiter son expansion pour permettre à la diversité de s&#8217;exprimer sur le Réseau des réseaux ? Doit-on prendre le risque de voir l&#8217;ex-moteur de recherche faire main-basse également sur des domaines plus sensible tels que la politique, les échanges financiers internationaux ou la justice ?</p>
<p>Quelques-uns ont d&#8217;ores et déjà choisi leur camp, et ils affutent, en ce moment même, le fil de leur hache en vue de couper les nombreuses têtes de l&#8217;animal. Mais dans la légende, l&#8217;Hydre était immortelle car chaque tête qu&#8217;on lui coupait repoussait; il eût donc fallu les couper toutes en même temps&#8230;</p>
<p>Ceci dit, si Google a ses ennemis, il pourrait aussi très bien succomber à ses propres actes. Car, en étouffant toute concurrence potentielle, en décourageant toute ambition et en serrant les cordons de la bourse du Web, il court le risque de devenir un jour le maître d&#8217;un réseau stérile, un réseau abandonné par les créatifs, les tenants d&#8217;une pensée alternative et tous ceux qui font d&#8217;Internet un lieu d&#8217;échanges et de diversité. Au final, même les internautes déserteront les lieux, attirés peut-être par un autre mode d&#8217;expression et d&#8217;information, libre, interactif et mondial.</p>
<p>Comme l&#8217;Hydre de la légende qui tuait le bétail et saccageait les récoltes, Google aura peut-être bientôt lui-même fait disparaitre ce qui assure encore aujourd&#8217;hui son succès. Et finalement, sans doute ne sera-t-il pas nécessaire de désigner un héros volontaire pour aller l&#8217;achever&#8230; il suffira de le laisser mourir de faim.</p>
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		<title>Rendez-moi mon Google !</title>
		<link>http://www.bruno-gonzalvez.com/2008/05/08/rendez-moi-mon-google/</link>
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		<pubDate>Thu, 08 May 2008 21:33:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Publications]]></category>

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		<description><![CDATA[Publié sur Gourous du Net 
Moi, je suis un dinosaure du Web. Et je me souviens avec quel soulagement j’ai vu arriver le moteur Google alors que plusieurs centaines de milliers de pages tapissaient déjà la Toile. Problème : hormis le logo minimaliste, le Google d’aujourd’hui n’a plus grand chose à voir…
 Entre les liens [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="1" color="#999999"><em>Publié sur <a href="http://www.gourous-du-net.com" title="Gourous du Net" target="_blank"><strong>Gourous du Net </strong></a></em></font></p>
<p>Moi, je suis un dinosaure du Web. Et je me souviens avec quel soulagement j’ai vu arriver le <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/moteur/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec moteur">moteur</a> <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/google/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec Google">Google</a> alors que plusieurs centaines de milliers de pages tapissaient déjà la Toile. Problème : hormis le logo minimaliste, le <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/google/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec Google">Google</a> d’aujourd’hui n’a plus grand chose à voir…</p>
<p><span id="more-25"></span> Entre les liens sponsorisés qui s’affichent en tête de <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/resultats/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec résultats">résultats</a> sans considération de pertinence, cette fameuse pertinence justement qui semble désormais conditionnée à un nombre considérable de variables, la relative fragilité de l’algorithme de classement qui rend <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/google/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec Google">Google</a> “vulnérable” aux techniques avancées de “référencement optimisé”, etc., il n’est pas rare que je trouve les premiers liens intéressants pour mes requêtes en 2e voire 3e page de <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/resultats/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec résultats">résultats</a> !</p>
<p>Où est donc passée la puissance de <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/recherche/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec recherche">recherche</a> pure qu’on avait en 1998-2000, avant le Le Grand Cataclysme de la Nouvelle Economie (l’équivalent de la Grande Glaciation géologique à l’échelle du Web) ?</p>
<p>Je sais que le Web d’aujourd’hui n’a plus grand chose non plus à voir avec celui de l’époque, en particulier quant au nombre de pages référencées, mais tout de même…</p>
<p>Eh bien, je viens malgré tout de dénicher un site qui a délicatement brossé ma nostalgie dans le sens du poil :</p>
<p><a href="http://www.givemebackmygoogle.com/" title="Rendez-moi mon Google !" target="_blank"><img src="http://www.gourous-du-net.com/wp-content/uploads/givemebackmygoogle.com/images/mainlogo.jpg" alt="Give Me Back My Google" width="200" height="46" /></a></p>
<p>Comme son logo le laisse (très difficilement !) deviner, le nom complet du site est “<em>Give Me Back My <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/google/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec Google">Google</a></em>“, ce qui en bon français signifie “Rendez-moi mon <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/google/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec Google">Google</a>”. En fait, il s’agit d’un <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/moteur/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec moteur">moteur</a> qui reprend le principe initial de <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/google/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec Google">Google</a>, à savoir une <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/recherche/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec recherche">recherche</a> simple, épurée, sans liens sponsorisés, avec un affichage des <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/resultats/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec résultats">résultats</a> plus rapide et surtout plus pertinent que le <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/google/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec Google">Google</a> actuel.</p>
<p>Je ne sais pas si Dieu existe, mais des dinosaures de mon espèce, en quête de leur paradis perdu, apparemment oui…</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.bruno-gonzalvez.com/2008/05/08/rendez-moi-mon-google/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Deux sites marchands sur cinq illégaux en France</title>
		<link>http://www.bruno-gonzalvez.com/2008/04/30/deux-sites-marchands-sur-cinq-illegaux-en-france/</link>
		<comments>http://www.bruno-gonzalvez.com/2008/04/30/deux-sites-marchands-sur-cinq-illegaux-en-france/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 30 Apr 2008 21:20:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Publications]]></category>

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		<description><![CDATA[Publié sur Gourous du Net 
La DGCCRF vient de révéler un chiffre un peu inquiétant concernant la régularité des sites marchands en France : près de 40% d’entre eux seraient en infraction !
 Toute le monde se réjouit de l’essor du commerce en ligne, mais en parallèle on trouve de plus en plus de sites [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="1" color="#999999"><em>Publié sur <a href="http://www.gourous-du-net.com" title="Gourous du Net" target="_blank"><strong>Gourous du Net </strong></a></em></font></p>
<p>La <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/dgccrf/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec DGCCRF">DGCCRF</a> vient de révéler un <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/chiffre/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec chiffre">chiffre</a> un peu inquiétant concernant la régularité des sites marchands en France : près de 40% d’entre eux seraient en <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/infraction/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec infraction">infraction</a> !</p>
<p><span id="more-22"></span> Toute le monde se réjouit de l’essor du commerce en ligne, mais en parallèle on trouve de plus en plus de sites qui ne jouent pas le jeu.</p>
<p>Dans les deux tiers des cas, l’<a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/infraction/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec infraction">infraction</a> porte sur l’absence de <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/mentions-legales/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec mentions légales">mentions légales</a> obligatoires, viennent ensuite la publicité mensongère et le non-affichage des prix.</p>
<p>Bonne nouvelle quand même, la contrefaçon a presque baissé de moitié en 2 ans.</p>
<p>Pourtant, il faut prendre ces chiffres avec des pincettes. D’abord, concernant la contrefaçon et les sites violant les droits de propriété intellectuelle ou industrielle, rien ne dit que les sites incriminés aient disparu. Au contraire, compte tenu du plus grand nombre de sites en ligne depuis 2005-2006, on peut même quasiment affirmer qu’il y en a toujours autant même si la proportion diminue.</p>
<p>Quant aux autres infractions, nombreux sont les sites qui étaient parfaitement licites il y a encore quelques temps, mais qui, du fait des contraintes légales de plus en plus draconiennes, se sont retrouvés du mauvais côté “par défaut”. Ainsi l’obligation de mentionner les infos légales d’un site, y compris les <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/coordonnees/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec coordonnées">coordonnées</a> de l’hébergeur, est assez récente. Et ce faisant, certains sites tout à fait respectables ont brusquement été considérés comme étant en <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/infraction/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec infraction">infraction</a> à cause de l’absence de certaines mentions obligatoires.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, il convient à tout administrateur de site de se tenir informé des évolutions législatives (nul n’est censé ignorer la <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/loi/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec loi">loi</a> en France), et l’application des mesures devenues obligatoires, même après un certain délai, ne peut que conforter l’image de sérieux et de confiance qu’un site marchand doit induire pour séduire.</p>
<p>Notez toutefois que, passée l’étape du rappel à l’ordre par voie postale, les responsables de sites qui ne se seraient pas conformées aux textes sont passibles de poursuites. Autant éviter ce genre de publicité…</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Notre web des alpages</title>
		<link>http://www.bruno-gonzalvez.com/2008/04/29/notre-web-des-alpages/</link>
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		<pubDate>Tue, 29 Apr 2008 18:29:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Publications]]></category>

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		<description><![CDATA[Publié sur Moteurzine 
On est tellement habitué à considérer que les Américains ont toujours un train d&#8217;avance sur nous en matière d&#8217;Internet qu&#8217;on finit par penser qu&#8217;ils ont tout inventé. A commencer par le World Wide Web, qui constitue aujourd&#8217;hui la partie la plus visible et la plus volumineuse du Réseau. Erreur, le Web n&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="1" color="#999999"><em>Publié sur <a href="http://www.moteurzine.com" title="Moteurzine" target="_blank"><strong>Moteurzine </strong></a></em></font></p>
<p><span class="lettrine">O</span>n est tellement habitué à considérer que les Américains ont toujours un train d&#8217;avance sur nous en matière d&#8217;Internet qu&#8217;on finit par penser qu&#8217;ils ont tout inventé. A commencer par le World Wide Web, qui constitue aujourd&#8217;hui la partie la plus visible et la plus volumineuse du Réseau. Erreur, le Web n&#8217;est pas &#8220;made in USA&#8221;, il est&#8230; franco-suisse !<br />
<span id="more-7"></span><br />
Imaginez le plus grand centre de recherches en physique des hautes énergies du monde, avec,en son sein, la plus grande machine du monde : le grand collisionneur de hadrons, situé à 100 mètres sous la surface du sol et long de plus de 26 kilomètres. Vous êtes au CERN, le fameux laboratoire européen pour la physique des particules (ou encore &#8220;Organisation européenne pour la recherche nucléaire&#8221;, son nom officiel), à cheval sur la frontière franco-suisse.</p>
<p>Imaginez encore les 3000 employés et surtout les 8000 scientifiques qui s&#8217;y relaient en permanence, le temps de leurs expériences tantôt ultra-secrètes, tantôt préfigurant notre monde de demain. Inévitablement, il devint très vite nécessaire de trouver un moyen efficace de partager les informations entre toutes ces têtes pensantes, lesquelles travaillent en temps normal dans différentes universités et instituts aux quatre coins du monde.</p>
<p>En 1989, un informaticien maison (Tim Berners-Lee) eut alors l&#8217;idée d&#8217;organiser toutes ces données autour d&#8217;un réseau de liens &#8220;hypertextes&#8221; qu&#8217;il développa pour l&#8217;occasion. D&#8217;une pierre deux coups, il venait d&#8217;inventer à la fois le HTML et le Web. Pour les curieux, voici l&#8217;original de sa proposition : <a href="http://www.w3.org/History/1989/proposal.html" target="_blank">http://www.w3.org/History/1989/proposal.html</a></p>
<p>Bizarrement, ce système n&#8217;intéresse pas grand monde au début, et Berners-Lee a toutes les peines du monde à l&#8217;imposer. En 1990, un homme répond enfin positivement à sa proposition et décide de booster le projet pour le rendre pleinement opérationnel. Il s&#8217;agit de l&#8217;ingénieur belge Robert Cailliau, lequel remanie un peu les spécifications de son collègue, et crée avec lui ce qui deviendra les bases définitives du WorldWide Web.</p>
<p>La suite, on la connaît. Le premier serveur Web est une station de travail Next Cube, perdue dans les locaux du Cern et portant le doux nom de nxoc01.cern.ch. Il sera rapidement suivi de dizaines, puis de centaines et bientôt de milliers d&#8217;autres à travers la planète. En 2007, on comptait &#8220;officiellement&#8221; plus de 108 millions de sites et des milliards de pages Web, parmi lesquelles certaines sont devenues les fers de lance des entreprises les plus cotées en bourse.</p>
<p>Pourtant, là où désormais chacun se bat pour tenter de rafler la mise au grand jeu de la Nouvelle Economie, l&#8217;ironie du sort veut que Tim Berners-Lee et Robert Cailliau, les inventeurs mêmes du plus formidable vecteur d&#8217;information de ces 100 dernières années, n&#8217;aient jamais fait fortune avec le Web. En effet, la nature même du CERN, organisation scientifique internationale sans but lucratif et propriétaire de leurs travaux à l&#8217;époque, a fait que ceux-ci se sont retrouvés rapidement dans le domaine public, sans aucune forme de contrepartie.</p>
<p>Maigre consolation toutefois, Tim Berners-Lee (d&#8217;origine britannique) est anobli en 2004 par la reine Élizabeth II et reçoit le titre de chevalier commandeur de l&#8217;Ordre de l&#8217;Empire britannique. Elle l&#8217;élèvera un an plus tard au rang de titulaire de l&#8217;Ordre du Mérite (distinction dont ne bénéficient que 24 personnes actuellement). La même année, le gouvernement allemand lui décerne le prix Quadriga en tant que « l&#8217;un des deux plus importants scientifiques du XXe siècle, aux côtés d&#8217;Albert Einstein ».</p>
<p><span class="lettrine"></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Une nouvelle taxe internet prévue pour la fin de l’année ?</title>
		<link>http://www.bruno-gonzalvez.com/2008/04/01/une-nouvelle-taxe-internet-prevue-pour-la-fin-de-l%e2%80%99annee/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Apr 2008 21:27:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Publications]]></category>

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		<description><![CDATA[Publié sur Gourous du Net 
Suite au récent déplacement à Londres du Président de la République, Nicolas Sarkozy, il semble qu’un certain nombre d’accords franco-britanniques aient été conclus en matière fiscale, au nombre desquels figure une prochaine taxe sur les publications en ligne.
 Depuis le début de l’année 2008, 6 nouveaux impôts ont été créés, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="1" color="#999999"><em>Publié sur <a href="http://www.gourous-du-net.com" title="Gourous du Net" target="_blank"><strong>Gourous du Net </strong></a></em></font></p>
<p>Suite au récent déplacement à Londres du Président de la République, Nicolas Sarkozy, il semble qu’un certain nombre d’accords franco-britanniques aient été conclus en matière fiscale, au nombre desquels figure une prochaine taxe sur les publications en ligne.</p>
<p><span id="more-24"></span> Depuis le début de l’année 2008, 6 nouveaux impôts ont été créés, notamment pour réduire le déficit budgétaire chronique de la France ainsi que pour compenser les pertes liées à certaines suppressions d’impôts. Au Royaume Uni, la situation semble assez similaire et la venue du Président Français fut pour les responsables économiques britanniques l’occasion d’aborder l’éventualité de solutions communes.</p>
<p>Parmi celles qui semblent avoir été retenues, on notera la future TPPE (<a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/taxe/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec taxe">Taxe</a> Provisionnelle sur les Publications Electroniques) proposée conjointement par Eric Besson, Ministre de l’Economie Numérique, et April Fisher, son homologue outre-Manche.</p>
<p>Cette nouvelle <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/taxe/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec taxe">taxe</a> devrait concerner tout nouveau site <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/internet/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec Internet">internet</a> créé depuis la France ou le Royaume Uni, son responsable légal devant alors s’acquitter de quelques euros par an pour être en conformité avec la nouvelle législation. La Loi sur la Confiance en l’Economie Numérique devrait d’ailleurs être très prochainement modifiée afin de prendre en compte cette nouvelle obligation pour les éditeurs.</p>
<p>Comme tout projet de loi émanant du <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/gouvernement/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec gouvernement">Gouvernement</a>, la nouvelle TPPE devrait être discutée à l’Assemblée Nationale prochainement, mais il se pourrait que le texte puisse être adopté “en force” étant donné son probable statut de traité international.</p>
<p>D’après le calendrier prévu, cette <a href="http://www.gourous-du-net.com/tag/taxe/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles taggés avec taxe">taxe</a> devrait entrer en vigueur avant la fin de l’année 2008.</p>
<table width=100% bgcolor=silver border=0>
<tr>
<td><font color="#993300">NOTE : Il s&#8217;agit d&#8217;un article de 1er avril, donc un canular basé sur des faits réels. </font></td>
</tr>
</table>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le vaudou au secours du web français ?</title>
		<link>http://www.bruno-gonzalvez.com/2008/02/26/le-vaudou-au-secours-du-web-francais/</link>
		<comments>http://www.bruno-gonzalvez.com/2008/02/26/le-vaudou-au-secours-du-web-francais/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 26 Feb 2008 18:26:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Publications]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.bruno-gonzalvez.com/2008/02/26/le-vaudou-au-secours-du-web-francais/</guid>
		<description><![CDATA[Publié sur Moteurzine 
Vous les avez déjà rencontrés. Nous en cotoyons souvent au quotidien sans même nous en apercevoir. Peut-être étiez-vous même en train d&#8217;en parcourir un distraitement juste avant de lire ce billet. Ils sont partout, insoupçonnables, indétectables&#8230; et pourtant si présents.

&#8220;ILS&#8221;, ce sont les sites web infectés, pourvoyeurs de &#8220;malwares&#8221;, ceux dont on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="1" color="#999999"><em>Publié sur <a href="http://www.moteurzine.com" title="Moteurzine" target="_blank"><strong>Moteurzine </strong></a></em></font></p>
<p><span class="lettrine">V</span>ous les avez déjà rencontrés. Nous en cotoyons souvent au quotidien sans même nous en apercevoir. Peut-être étiez-vous même en train d&#8217;en parcourir un distraitement juste avant de lire ce billet. Ils sont partout, insoupçonnables, indétectables&#8230; et pourtant si présents.<br />
<span id="more-6"></span><br />
&#8220;ILS&#8221;, ce sont les sites web infectés, pourvoyeurs de &#8220;malwares&#8221;, ceux dont on dit qu&#8217;ils peuvent effacer nos disques durs après un seul coup d&#8217;oeil ; ces sites qu&#8217;on devine souvent illégaux ou dont on suppose qu&#8217;ils peuvent être &#8220;génants&#8221; pour celui qui se fait surprendre en train de les consulter ; ces sites enfin qu&#8217;on imagine tout droit sortis de l&#8217;imagination torturée de quelque développeur frustré, grelottant au fond d&#8217;une cave humide de Vladivostok ou étouffant dans la moiteur d&#8217;une cité-usine-dortoir de Shenzhen.</p>
<p><strong>*** Des fausses idées tenaces ***</strong></p>
<p>Eh bien détrompez-vous. L&#8217;archétype du site vérolé en provenance des pays de l&#8217;Est ou d&#8217;Asie est un mythe qui a la vie dure. Ce qui, d&#8217;ailleurs, sert bien les intérêt des individus qui se cachent derrière ces pratiques ô combien répréhensibles. La réalité, c&#8217;est que les deux tiers des sites dangereux pour la santé de votre PC se trouvent aux Etats-Unis&#8230; et en France ! Le beau pays des fromages est en effet le deuxième en matière d&#8217;hébergement de sites diffuseurs de malwares, pesant aussi lourd que tous les autres pays de l&#8217;Union Européenne réunis. La Chine n&#8217;arrive qu&#8217;en 4e position de ce palmarès peu glorieux, avec 6% seulement des sites infectés. Quant à la Russie, elle n&#8217;obtient finalement que la 9e place (au coude-à-coude avec la Roumanie) pour seulement 1%.</p>
<p>Est-ce donc à dire que les pirates informatiques de 2008 ont désormais élu domicile dans nos vertes campagnes occidentales ? Ont-ils donc gagné assez d&#8217;argent sale pour délaisser enfin les environnements gris et mornes que les médias nous présentent comme étant le lot de ces pays lointains qui se perdirent naguère dans d&#8217;infâmantes politiques planificatrices ?</p>
<p>Non. Les &#8220;pirates&#8221; informatiques se répartissent avec une certaine harmonie sur l&#8217;ensemble de la planète, au même titre que les voleurs à la tire, les détrousseurs de bas-de-laine, les banquiers et autres individus peu recommandables.</p>
<p>Seulement il faut savoir que 70 % des sites web porteurs de malwares n&#8217;ont pas été créés par des pirates, mais juste infectés par eux. En effet, une autre erreur consiste à croire que seuls les sites illégaux ou de charme sont atteints. Tous les domaines d&#8217;activités sont potentiellement concernés, ce qui rend d&#8217;ailleurs la détection des sites suspects (et leur contrôle) aussi hasardeuse. Votre propre site est peut-être même l&#8217;un de ceux-là, à votre insu.</p>
<p><strong>*** Une augmentation des attaques favorisée ***</strong></p>
<p>Pourquoi ? Comment ? Il est clair que les politiques récentes menées en faveur du développement de l&#8217;économie numérique a permis l&#8217;émergence d&#8217;une quantité toujours plus énorme de sites et services en ligne. Sans que pour autant les gens en charge de ces politiques, d&#8217;une part, et ceux qui se piquent désormais de &#8220;webmastering&#8221;, d&#8217;autre part, n&#8217;aient envisagé la possibilité de mieux protéger ce qui est devenu aujourd&#8217;hui un vivier inépuisable de sites bancals, mal fichus, développés avec les pieds&#8230; et mis grâcieusement à la disposition de tous les aigrefins virtuels qui cherchaient justement à étendre leur business.</p>
<p>Alors, j&#8217;en entends déjà au fond de la salle (oui, vous là bas, près du radiateur&#8230;) qui crient à la manipulation. Ainsi, par quelque odieuse tournure de langage, je voudrais faire passer de pauvres victimes pour des coupables ! Les propriétaires de &#8220;sites zombies&#8221; ne sauraient être tenus pour responsables des agissements de ceux qui les auraient eux-mêmes infectés.</p>
<p><strong>*** Tous coupables ! ***</strong></p>
<p>Là encore, rien n&#8217;est moins faux. Une étude de décembre 2007 (confiée aux bons soins de Cyveillance) montre que la très grande majorité des sites piratés portent une responsabilité certaine dans leur propre détournement ; soit parce que leurs responsables n&#8217;ont pas pris la peine d&#8217;appliquer les correctifs de sécurité correspondant aux applications qu&#8217;ils utilisent (systèmes de forum, de cms, de blog ou encore de boutique en ligne) ; soit parce que leurs sites eux-même sont codés n&#8217;importe comment (notamment ceux utilisant des langages dynamiques tels le PHP) ; soit enfin tout bêtement par manque de suivi et de maintenance.</p>
<p>Une fois encore, on retombe sur l&#8217;un des problèmes majeurs de la démocratisation d&#8217;Internet, média devenu on ne peut plus incontournable mais qui s&#8217;avère également aussi exigeant qu&#8217;il peut être puissant. L&#8217;arrivée massive de nouveaux acteurs sur le Net n&#8217;a pas été sans diluer la qualité moyenne de ce qu&#8217;on pouvait y trouver. Et la multiplication des solutions prêtes à l&#8217;emploi a engendré une forme de &#8220;médiocratie&#8221; virtuelle (on dit aussi &#8220;Web 2.0&#8243;), favorisant les attaques de tous les &#8220;marabouts&#8221; en ligne avides d&#8217;exploiter les failles nées de la naïveté et de la méconnaissance de leurs victimes.</p>
<p><strong>*** Une solution ? ***</strong></p>
<p>Difficile d&#8217;aller à contre-courant d&#8217;un obscurantisme croissant qui se cache derrière une palanquée de fausses bonnes intentions et de vraies croyances communautaristes. On n&#8217;a souvent guère d&#8217;autre choix que de suivre le mouvement de crédulité qui préside aux destinées de l&#8217;Internet du XXIe siècle. Et, face aux PC zombies qui nous balancent du spam à longueur de journée (95% de la masse totale des messages électroniques dans le monde), aux sites &#8220;amateurs&#8221; gavés de codes &#8220;maléfiques&#8221;, ou malwares, visant à nous extorquer nos numéros de cartes bancaires, et autres &#8220;sortilèges&#8221; en ligne de toutes sortes (phishing, hacking, scamming, poisoning, pharming), sans doute doit-on se résoudre à invoquer quelque magie vaudou en espérant que tout rentrera bien vite dans l&#8217;ordre&#8230;</p>
<p>&#8230;Ou alors, beaucoup plus improbable, voire scandaleusement ridicule (j&#8217;ose à peine en parler), on pourrait aussi envisager une véritable campagne de sensibilisation ET d&#8217;éducation des foules internautes aux bonnes et mauvaises pratiques en ligne, afin de redonner un peu de crédibilité au cloaque nauséabond et pollué qu&#8217;est devenu le formidable outil de communication que certains d&#8217;entre nous ont connu jadis, et dont ils ont fait parfois le lieu privilégié de leurs activités professionnelles.</p>
<p>Mais je sens déjà glisser sur ma nuque la lame purificatrice des grands Cadres Exorcistes Officiels (CEO) de la planète. Déniaiser les internautes-consommateurs ? Les sortir de l&#8217;ignorance rémunératrice ? Et puis quoi encore ! Mon désenvoûtement est proche&#8230;</p>
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		<title>Et si les tyrannosaures étaient végétariens ?</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Jan 2008 18:23:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Publié sur Moteurzine 
Il y a un peu plus d&#8217;un siècle, alors que la paléontologie faisait ses premiers pas, les Américains Osborn et Brown firent une découverte dont on parle encore abondamment aujourd&#8217;hui. En effet, ils furent les premiers à déterrer les os du plus cinématographique des bestiaux affamés : le tyrannosaure. Certes, il n&#8217;avait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="1" color="#999999"><em>Publié sur <a href="http://www.moteurzine.com" title="Moteurzine" target="_blank"><strong>Moteurzine </strong></a></em></font></p>
<p><span class="lettrine">I</span>l y a un peu plus d&#8217;un siècle, alors que la paléontologie faisait ses premiers pas, les Américains Osborn et Brown firent une découverte dont on parle encore abondamment aujourd&#8217;hui. En effet, ils furent les premiers à déterrer les os du plus cinématographique des bestiaux affamés : le tyrannosaure. Certes, il n&#8217;avait pas de nom à l&#8217;époque (forcément !) mais, au vu des restes préhistoriques exhumés par les deux scientifiques, ces derniers ne doutèrent pas d&#8217;être en présence du plus formidable prédateur que la Terre ait jamais porté. Ils le nommèrent donc Tyrannosaurus Rex, le &#8220;Roi Tyran des Lézards&#8221; !<br />
<span id="more-5"></span><br />
En parlant de nommage, justement, je me suis récemment demandé quels pouvaient être les tout premiers noms de domaine réservés à l&#8217;ère primaire du Web. J&#8217;ai donc enfilé ma veste en cuir rapé, posé un vieux chapeau sur ma tête et, armé de ma souris préférée en guise de fouet, je me suis lancé dans l&#8217;inconnu. Ceci dit, compte tenu de l&#8217;histoire encore jeune d&#8217;Internet, je n&#8217;ai pas eu à défricher beaucoup de jungle avant de trouver mon bonheur. Le premier nom de domaine jamais enregistré est donc&#8230;</p>
<p>&#8230; roulements de tambour&#8230;</p>
<p>Ta-daaa ! Le vénérable ancêtre se nomme SYMBOLICS.COM, enregistré le 15 mars 1985.</p>
<p>Oui, je sais, un nom pareil, ça laisse une drôle d&#8217;impression. Un peu comme si on venait d&#8217;apprendre que le vrai prénom de Plastic Bertrand c&#8217;était Roger (comment ça, c&#8217;est le cas ?!). On ne peut pas s&#8217;empêcher de se dire que ça aurait pu être quelque chose de moins&#8230; banal. Sans compter que ma quête des origines du web n&#8217;aura duré que quelques minutes. On repassera donc pour l&#8217;aventure. Un peu frustrant quand même.</p>
<p>Mais le pire reste à venir.</p>
<p>Revenons un instant à notre tyrannosaure de tout à l&#8217;heure. Lorsque l&#8217;article annonçant sa découverte parut dans le New York Times, en 1905, un autre dinausore faisait parler de lui de façon bien plus spectaculaire : le diplodocus. En effet, un squelette entier de l&#8217;énorme animal, découvert peu de temps auparavant, venait d&#8217;être érigé dans le hall du prestigieux Musée Carnegie de Pittsburgh en Pennsylvanie. Le public en était époustouflé, l&#8217;évènement faisait les gros titres et même le roi Edouard VII d&#8217;Angleterre avait fait le déplacement exprès pour le voir. Autant dire que pour les deux paléontologues Osborn et Brown, travaillant pour un musée concurrent, il fallait frapper un grand coup pour attirer l&#8217;attention sur leur propre découverte. Henry Osborn fit alors publier un article où il présenta le propriétaire des quatre bouts d&#8217;os que son assistant venait de découvrir dans le Montana comme étant le &#8220;Roi des rois dans le domaine de la vie animale, le monstre le plus agile de sa génération, une machine à tuer qui règnait sur ses voisins herbivores pourtant deux fois plus grands que lui&#8221;. Il n&#8217;en fallut pas davantage pour que l&#8217;engouement du public soit à son comble. Et le mythe du T-Rex venait de voir le jour&#8230; par la grâce d&#8217;une campagne de communication marketing rondement menée. Car, il faut bien le dire, non seulement Osborn n&#8217;avait pas vraiment étudié le squelette avant d&#8217;en parler, mais la réalité scientifique se chargea ensuite de placer notre gros lézard bien en-deça du costume que les romanciers et les cinéastes lui taillèrent au cours du siècle qui suivit. On sait, par exemple, aujourd&#8217;hui, qu&#8217;il n&#8217;était ni le plus gros carnivore, ni le plus rapide, ni le plus féroce, et certains scientifiques n&#8217;hésitent pas à remettre en question son statut de prédateur au vu de sa morphologie de grosse brute aux petits bras et&#8230; aux dents fragiles ! Si, si&#8230; Le tyrannosaure pourrait bien n&#8217;avoir été qu&#8217;un vulgaire charognard. Autant dire que le mythe en prend un sérieux coup.</p>
<p>Imaginons maintenant qu&#8217;on apprenne qu&#8217;en plus de tout cela, la bestiole n&#8217;était même pas friande de viande, et que son régime alimentaire était surtout constitué de simples salades de feuilles et de fougères (sans vinaigrette, à cause du cholestérol) ! Nul doute que l&#8217;une des cases &#8220;Monstre&#8221; de notre inconscient collectif s&#8217;en trouverait subitement vidée de son occupant, pour le plus grand plaisir des psychothérapeutes.</p>
<p>Eh bien, c&#8217;est un peu le sentiment que j&#8217;ai eu en allant voir le fameux site détenteur du plus vieux nom de domaine jamais réservé. Non seulement le design est d&#8217;époque (1985, rappelons-le) mais même le texte semble ne pas avoir été modifié depuis. Pire encore, bien que le domaine ait plus de vingt-deux ans d&#8217;ancienneté, son PR est à&#8230; zéro !</p>
<p>Trafic ? Quasi nul, sauf lorsqu&#8217;il arrive qu&#8217;on parle de lui et que ça attire quelques curieux (ce qui sera sûrement encore le cas cette fois-ci). Popularité ? Inexistante ou presque, avec 37 malheureux petits liens référencés dans Google. Navigabilité, optimisation, rentabilité ? Nulle, nulle et nulle. Intérêt même du site ? Je le cherche encore.</p>
<p>En fait, c&#8217;est à croire que la société Symbolics n&#8217;a aucune idée de ce qu&#8217;elle pourrait faire avec son site. Peut-être n&#8217;avait-elle même déjà aucune intention particulière en réservant le premier nom de domaine de l&#8217;histoire. Un truc pour rigoler sans doute. Quand on voit que le premier nom de domaine en .org (mitre.org) bénéficie aujourd&#8217;hui d&#8217;un PR 8 alors que je suis certain qu&#8217;aucun d&#8217;entre nous n&#8217;en a jamais entendu parler jusqu&#8217;ici, on se prend à réver à ce que NOUS, on aurait pu faire avec un dotcom de plus vingt ans d&#8217;âge.</p>
<p>Non, vraiment, si demain j&#8217;apprenais que le tynannosaure broutait comme une vache, je m&#8217;en remettrais sans problème après la claque que vient de me donner symbolics.com et son incroyable inconséquence.</p>
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